Ingrid Palmer: L’ambivalence, c’est-à-dire le mélange de nos points de vue contradictoires

Une photographie de mains révélant une cotte de mailles incrustée d'argent et de diamants.
Une photographie de mains révélant une cotte de mailles incrustée d’argent et de diamants.

Il y a une fissure dans tout : c’est comme ça que la lumière entre. 

“Anthem”, Leonard Cohen

Ce mois-ci, j’ai eu l’occasion de prendre contact avec la merveilleuse Ingrid Palmer, conteuse des anciens élèves de Sync Ontario et militante active de la communauté en matière de logement, d’aide sociale à l’enfance, de protection et de Black Voices United.  Ingrid jouit d’une excellente réputation qui ne cesse de grandir en tant que conférencière et interprète.  Elle et moi avons parlé de ce qui est arrivé depuis Sync en juin – notre premier programme en ligne en Ontario.

« Sync a changé les choses pour moi, d’une manière que je n’aurais pas pu imaginer », a déclaré Ingrid. « Tout ce que je fais consiste à amplifier les voix et à réclamer le pouvoir – le mien et celui des autres – et à le faire publiquement ».  Et pourtant, en travaillant avec la matrice Sync, Ingrid a identifié la mise en réseau comme un domaine de faiblesse.  Ou, comme Ingrid l’a dit avec tant d’éloquence, « Comme je suis tout simplement nulle pour le réseautage ! »

La matrice de leadership Sync, un modèle conçu avec notre collègue Mark Wright de People Create Ltd lors de la création de Sync, reste un élément essentiel de notre cours intensif Sync, à la fois en face à face et maintenant en ligne.  La matrice nous permet de cartographier la confiance dans notre leadership et le lien avec soi‑même, avec nos organisations et nos projets, et avec nos groupes d’intérêt et parties prenantes au sens large. Ce peut constituer un véritable réveil que de voir se refléter dans cette matrice les domaines auxquels il faut accorder une certaine attention.

Ce qu’Ingrid a identifié, c’est le mélange parfois déroutant qu’elle entretient au sein de sa personnalité et qui fait d’elle à la fois une extravertie et une introvertie.  Le mélange de ces deux traits psychologiques est parfois appelé ambivalence ou ‘omnivalence’.

Jung a popularisé les termes extroversion (son orthographe) et introversion, mais il a également reconnu qu’ils n’existaient pas comme des polarités sur un continuum mais plutôt comme des traits psychologiques que nous possédons tous, même si l’un est susceptible de dominer l’autre.  Un défi pour nous, dans notre leadership, est d’identifier comment nous pouvons évoluer vers le contrôle ou le remaniement de ces traits psychologiques en nous-mêmes dans le contexte du processus d’auto-réalisation, nous permettant ainsi d’accéder pleinement à notre pouvoir et de capitaliser sur nos propensions.

Ingrid nous a fait part du rôle important que l’introversion a joué dans son processus de développement du leadership, car elle lui permet de se reconfigurer et de se reposer.  Elle peut aussi avoir ses inconvénients : « Je contrôle la situation quand je livre, je me prépare sans relâche et quand je sors, je suis toute là, mais la conséquence est que j’ai tendance à me replier dans ma coquille. » 

Depuis Sync, Ingrid réfléchit davantage à la manière dont elle pourrait surmonter sa réticence à créer des réseaux lorsqu’elle ne se produit pas sur scène ou sur le podium.  Y a-t-il un moyen de le faire qui lui permette d’étendre encore son influence et d’obtenir davantage de ce qu’elle veut : « Je ne suis pas comme les gens m’imaginent. Quand je sors de la lumière, je suis une ombre plus pâle de moi‑même ».

Comment Ingrid a-t-elle donc réussi à prendre confiance et à s’installer dans l’espace de réseautage, en se connectant plus efficacement avec le public ?  En partie grâce à Zoom, elle n’a pas eu à faire face à l’espace « réel » et à ses défis.  Dans le passé, lorsqu’elle entrait dans cet espace, elle se retrouvait face à un mur parce qu’elle ne peut pas voir, et les gens ne lui disaient pas qu’elle était dans la mauvaise direction.  Ce genre d’expérience démoralisante a certainement joué un rôle dans sa réticence à quitter la scène et à entrer dans le groupe en toute confiance.

La métaphore du leadership d’Ingrid s’est avérée très utile à cet égard.  Elle avait identifié comme sa métaphore la cotte de mailles, belle et étincelante mais néanmoins imprenable.  Depuis Sync, elle a réalisé qu’elle ne veut pas être parfaitement défendue : il doit y avoir une faille dans sa couche protectrice pour lui permettre de se connecter dans une relation réciproque avec son public.  Il doit y avoir ce fossé, ce portail qui relie, dit Ingrid : cette faille qui « laisse sortir la magie ».

Regardez cette courte vidéo pour en savoir plus sur la façon dont le travail avec Sync a permis à Ingrid Palmer de s’épanouir davantage:

Ingrid est une finaliste du Speaker Slam – The Grand Slam qui aura lieu de 15 h à 17 h le 28 novembre 2020. Elle portera sa cotte de mailles à l’intérieur, et laissera filtrer des éclats de lumière pour mettre en évidence les occasions propices qui se présenteront à elle par la suite.

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