Espaces de perception, par Sarah Pickthall

Photo par Mark Pickthall

Entre le stimulus et la réaction, il existe un espace. C’est dans cet espace que réside notre capacité à choisir notre réaction. C’est dans cette réaction que résident notre évolution et notre liberté

Hetty Einzig

Instabilité

Nous vivons dans une incertitude quotidienne, inondée de défis et du meilleur et du pire de nos comportements humains. Mais l’instabilité laisse place aux possibilités. Alors, comment peut-on exploiter l’intensité de cette époque incertaine? Le coaching est un moyen de prendre les sentiments troubles que nous vivons, de changer notre approche et prendre le temps de constater, de ressentir et de réfléchir à de nouvelles possibilités. Meg Wheatley en a long à dire sur le pouvoir de la réflexion et sur les questions paradoxales ici.

Le coaching et les partis pris

Le coaching nous offre un espace où réfléchir sur soi et sur notre relation aux autres.  Avec un coach à l’approche attentive et engagée, la personne recevant le coaching peut former de nouvelles possibilités, et remettre en question les approches qu’elle adopte par défaut et qui peuvent lui nuire.

Quels sont ces approches ou ces schémas de pensée? Nous savons que les humains ont tendance à réagir rapidement dans certaines situations et qu’il s’agit d’un réflexe normal lorsqu’on se retrouve menacés – mais ce n’est pas toujours la meilleure stratégie à adopter.

Ces habitudes peuvent également être le résultat de nos propres croyances et présomptions – des « instantanés de perception » comme dirait Deepak Chopra – et peuvent parfois être partiales.

Nous avons tous des partis pris. Toute affirmation du contraire serait erronée, car les partis pris se développent dès l’enfance, lorsque nous sommes incapables de contrôler comment notre vie prend forme. Ainsi, même si nous croyons que nous ne jugeons pas et ne discriminons pas, ce n’est tout simplement pas le cas. Nous pouvons même avoir des préjugés défavorables par rapport à ce que nos capacités en tant que personnes sourdes et handicapées. Il faut changer cette manière de penser, mais comment?

Étude et pratique

Chaque prise de conscience de nos propres partis pris ou de nos propres privilèges est une occasion en or. Ces moments de prise de conscience risquent de s’estomper quand on ne fait pas réellement face à ces partis pris et qu’on ne change pas ses comportements; il faut reconnaître marquer ces moments et ne pas laisser les choses reprendre leur cours normal.

Pour ce faire, il faut prendre le temps d’étudier et de réfléchir à toute l’historique qui forme et influent sur nos vies actuelles; il faut voir ses partis pris clairement et agir à chaque tournant, et se demander : qui est absent de la conversation et quelles sont les voix que nous n’entendons pas?

Cela est possible lorsque nous nous rassemblons et travaillons et réfléchissons collectivement afin de combiner la diversité de nos expériences vécues et de nos opinions.

Au point-repos du monde qui tourne…là est la danse

 T. S. Eliot

Plusieurs personnes ont bénéficié du mélange de leadership, de coaching et de travail collectif offert par Sync, et de ce que ce travail leur a révélé.

Par exemple, l’Australienne Sofya Gollan a su dire « non » à la discrimination qu’elle vivait en tant que femme sourde dans le monde du cinéma et a appris à dire « oui » aux chemins l’ayant menée vers la position de pouvoir qu’elle détient aujourd’hui. Et Won Young Kim, de Séoul, qui s’est dit pourquoi ne pas combiner une carrière en droit avec des pratiques en danse et en théâtre, et a ainsi pu réinterpréter les notions de gentillesse, de beauté et de forme en Corée du Sud.

La vocation de Sync est de miner les possibilités de leadership pour les personnes sourdes et handicapées en arts, en culture et au-delà, et de libérer ce potentiel inexploité afin d’apporter du changement.

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